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TV | 06.02 | Nuremberg 10 | Filosofia| Coeur de Dragon

Deuxième jour à la Toy Fair de Nuremberg, et difficile de trouver la même verve qu’au premier. Le fait d’arpenter des kilomètres de couloirs entourés par des mecs en cravate, sans pouvoir jouer - car chez ces gens-là, on n’joue pas, Monsieur. On n'joue pas. On compte – a quelque chose d’assommant. Alors plutôt que de commencer par vous narrer notre journée, je préfère vous conter notre première rencontre avec Coeur de Dragon. Celle de la veille, avec un jeu qui fera parler lui. Mais aussi avec un gars qui sait que chiffres ou cravate ne font pas tout. Question de cœur donc.

>>> 10H30, Nuremberg, Jour 1
Nous voici fraichement débarqués sur l’un des plus gros salons professionnels au Monde  et  attablés avec Martin Bouchard de Filosofia. Kramer passe pas loin, Tikal II se discute et l’atmosphère est plutôt détendue. Martin nous parle de plusieurs projets à venir, nous échangeons autour des sorties  futures de l’éditeur québécois, notamment Un Monde sans fin qui fera l’objet de notre zoom du numéro d’ Avril. Nous lui confirmons notre choix de faire cette couv avec un jeu qui a enthousiasmé la redac lors des parties de tests. Ce mec nous parle. Et franchement ça fait du bien. Puis vient cette petite boite, en version originale, dont nous vous avions parlé la semaine dernière .

Drachenherz. Cœur de dragon dans la langue de Jacques Ferron. Voici un jeu à deux, édité par Kosmos que Filosofia a décidé de traduire et de livrer courant mars. 3 minutes d’explication, et nous voici face à face prêts à en découdre avec ce nouvel opus de Rüdiger Dorn. Pour en faire profiter tout le monde, nous voici à jouer à 4 à un jeu à 2, en équipe, juste comme ça, question que personne ne soit lésé. 

Mécaniqueuh
Les règles sont d’une simplicité déconcertante : chaque joueur possède un deck de 50 cartes, identiques pour les deux joueurs. Le plateau de jeu  - au même format que la majeure partie des jeux à deux chez Kosmos (César et Rosalie, La cité de la peur perdue) – accueille 9 cases illustrées de personnages tout droit issus d’une Fantasy gentillette à l’instar de celle déployée dans le film au titre éponyme sorti en 1996. Evidemment, ces cases sont des réceptacles à cartes (pas cool comme métier) qui adoptent les mêmes figures. Chaque joueur commence avec 5 cartes en main et à son… TTtttttt...

J’arrête de suite. Je sens que j’en ai perdu deux ou trois là. Bon, désolé, mais je vous le disais en début de brève : la verve n’est pas dans la place et quoi de moins sexy qu’une mécanique à décrire. Hein ? Allez, on se reprend. On se concentre. 5 cartes en main par joueur !

A son tour, un joueur va pouvoir jouer autant de cartes qu’il le désire mais d’un seul type. Il la ou les place sur la case prévue et peut, dans la foulée, récupérer les cartes qui ont été posées précédemment sur les emplacements limitrophes. En gros, pour faire vite (mécanique, mécanique !) : le golem récupère le tas de cartes magicienne ;  la magicienne permet de récupérer dragon ou trésor ; mais le dragon peut lui aussi récupérer les trésors mais est chassé par l’elfe qui se la joue avec son arc… Tout cet enchainement permet de véritablement penser l’ordre de pose et apporte ainsi une petite réflexion rapide et dynamique de gestion de main. Le but du jeu : récupérer un max de cartes, toutes numérotées de 1 à 4 et exploser son adversaire. Fin du tour, on refait sa main à 5, ou à 6 si on a chopé la figurine de dragon issue de Blue Moon City.

20H56, Nuremberg, Jour 2
Bon, trêve de bavardage, que vaut-il ce bon vieux Cœur de Dragon ? Et bien, nous sommes samedi soir, Olivier fini sa pizza, Ludo s’est chopé une allergie à cause du canapé (ou de la barbe au chat de Malcolm) et Pat pleure car il ne reste plus que trois bières pour finir la soirée, et nous en sommes à 17 parties de Cœur de Dragon. Très bon cousin d’un Jaipur ou d’un Schotten-Totten, ce jeu est parfait pour une petite partie sur un coin de table, car une fois la mécanique ingérée, les parties ne dépassent jamais 10 minutes. Le réel intérêt du jeu vient sans aucun doute de ses réglages : tout se joue à quelques points de victoire en fin de partie (nous n’avons jamais eu plus de 10 points d’écart) ce qui semble presque étonnant vu le deck conséquent possédé par chaque joueur. La mécanique du jeu semble même déroutante tellement l’équilibrage du jeu parait inexistant au premier abord, pour au fur et à mesure jaillir, par petites touches. Bon, on continue d’y jouer et on vous révélera notre verdict dans le numéro du mois de Mars. Mais une chose est sûre : pour le moment nous sommes entre le vert et  le doré…
A suivre donc et pour vous en rendre compte par vous-même, voici une petite vidéo qui vous permettra de vérifier le proverbe : « rien ne sert de se réjouir trop tôt, le tout est de tauler Olivier et Ludo».

Pour les images qui bougent, c'est ici ou un plus bas

Manu | 06-02

Cœur de Dragon
Auteur : Rüdiger Dorn
Editeur VF :
Filosofia
Joueurs :
2
Age :
8 ans et +
Durée :
20 min
Disponibilité :
Mars 2010

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Commentaires (1)
1 Dimanche, 07 Février 2010 09:25
taztaaf

 

 

 et hop! un de plus dans ma ludothèque! , ce genre de petit jeu me plait beaucoup

et pour attirer de nouveaux joueurs qui ont peur  de jouer à des jeux qui dépassent le 15 minutes ou de lire plus de 2 pages de régles c'est génial bravo Kosmos.

 

 ma copine fan des citées perdus sera certainement accro à celui là.

les illustration rendent bien l'ambiance

donc ma première impression est bonne 

je pense que vous le passerez  à la moulinette de vos testeurs dans un prochain JsP

PS:

  " plus que 3 bière à Nuremberg mon oeil!" c'est un peu comme si je disais il n'y a plus de vin a Nuit St George"

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